Ève-Lucie

« Je vise à créer un paysage s'inscrivant dans une temporalité autre, onirique et mythologique. Photographie ou séquence vidéo, l'image est habitée par un rythme qui lui est propre. J'explore un état, un lieu à l'intérieur duquel corps et paysage fusionnent, comme dans la pensée sauvage. Résultat : un corps vêtu d'espace, tatoué de nature. »

Parcours

1956 || Naissance en banlieue de New York, le jour du printemps.

1960 || Coup de foudre pour les ruisseaux, les arbres et les ciels de la Mauricie.

1975 || Premières photographies dans le cadre d'une expédition de deux mois en canot : paysages du Labrador. Aurores boréales et caribous signent le territoire.

1976 || Début d'une formation de photographie en arts visuels, journalisme et ethnographie à l'Université Laval, à Québec. Pour la suite du monde de Pierre Perreault marque cette étape.

1980 || Voyage en Angleterre, en Écosse, en Irlande et au Royaume-Uni afin de réaliser de courts documentaires en super 8. Rencontre des gens et des paysages de brume.

1984 || Photographe au magazine Québec Science. Découverte de Mirrors Messages Manifestations, du photographe américain Minor White.

1985 || Première exposition de photographies artistiques sur la relation corps-paysage présentée au Centre de diffusion Dare-Dare de Montréal. Rédaction d'un essai sur la relation corps-paysage. Étude de quelques séquences photographiques tirées du livre de Minor White dans le cadre d'un cours de sémiologie (Département de communications de l'Université du Québec à Montréal).

1987 et + || Reportages photographiques et journalistiques sur les écosystèmes et la recherche scientifique qui s'y fait. Rencontre avec la forêt de l'Amazonie brésilienne, le désert de neige du Haut-Arctique canadien, les déserts de la Californie, les igloos et les Inuits du Grand Nord québécois, les étoiles et les volcans d'Hawaï, la Laponie suédoise et ses éleveurs de rennes après la catastrophe de Tchernobyl, les glaciers d'Alaska. Découverte de l'art environnemental. Mise en scène et photographies des sculptures d'un artiste dans le désert du Mohave.

1995 || Première vidéo d'art, Filigrane, tournée dans le désert du Mohave. Exploration de la relation corps-paysage avec la danseuse Qing Fang, laquelle improvise sur le thème du sable. Spécialisation en photographie tridimensionnelle pour une entreprise montréalaise. Réalisation de photographies en 3D des parcs nationaux de Banff, Jasper, Yellowstone, et de nombreuses villes et paysages d'Europe et du Québec.

1998 || Réalisation de plusieurs œuvres vidéographiques : scènes de paysages tournées dans différents écosystèmes du Québec. Collaboration avec des artistes québécois : Anne Filion, danseuse de baladi et spécialiste du mouvement dans La Porte du Soleil; Chandrakala, spécialiste des danses sacrées dans La Porte de la Lune. Quatre années durant, réalisation et collaboration à la scénarisation de reportages scientifiques diffusés sur les ondes de Télé-Québec et TV5, dans le cadre des émissions Zone X et Zone Science.

2002 || Reprise de la production de photographies artistiques. Approfondissement de la relation corps-paysage et développement d'un langage esthétique en art environnemental.

2003 || Réalisation de la vidéo d'art La Source : une mime professionnelle (Francine Alepin) apparaît à la cime d'arbres millénaires filmés dans l'Ouest canadien, et d'arbres centenaires filmés dans différents écosystèmes du Québec.

2005 || Arrivée sur le Web et diffusion d'une deuxième exposition de photographies artistiques. 20e anniversaire de la première exposition de photographies (Centre de diffusion Dare-Dare).

Communiqué de presse

Montréal, le 8 septembre 2005 Femme-orignale et autres mythologies, 20 ans déjà depuis Dare-Dare !

Femme-orignale, déesses de la fécondité et corps-prolongements de la terre peuplent le site de la photographe et vidéaste d'art de Montréal Ève-Lucie Bourque. « Je me mets en scène à l'intérieur de mes photographies. Pour mes vidéos, je travaille avec des gens comme Francine Alepin que l'on peut voir dans La source. Dans mes vidéos, le son, le souffle est important et il contribue à faire ressentir un certain vertige », explique l'artiste.

« Je vise à créer un paysage s'inscrivant dans une temporalité autre, onirique et mythologique. Photographie ou séquence vidéo, l'image est habitée par un rythme qui lui est propre. J'explore un état, un lieu à l'intérieur duquel corps et paysage fusionnent, comme dans la pensée sauvage. Résultat: un corps vêtu d'espace, tatoué de nature. »

« Je trouve cela très important de lancer mon site à ce moment précis, en parallèle au Mois de la Photo 2005. Cet événement présente des thématiques qui rejoignent l'imaginaire sur lequel je travaille depuis des années. Voilà 20 ans, j'ai participé comme photographe à l'ouverture de Dare-Dare en présentant l'exposition en noir et blanc Itinéraires portant sur la relation corps-paysage. À l'époque, je me mettais déjà en scène. Cette exposition peut être revue sur mon site en compagnie de mes nouvelles expositions. C'est tout mon parcours artistique comme photographe et vidéaste que l'on découvre, et la façon dont j'aborde les notions d'identité, de mythologie personnelle et de territoires à travers le temps. »

Par le lancement de son double numérique www.eveluciebourque.com, Ève-Lucie Bourque lance une invitation aux journalistes, critiques d'art, commissaires et grand public.

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